A Roy-Boissy, la vie agricole à la canicule


Le mercredi 24 juillet à 1 h 44 du matin, Luc Smessaert découvrira la dernière ficelle de blé du champ et le soleil radieux. "La coupe est toujours un moment important pour l'agriculteur. La fin de la récolte garantit que la récolte sera désormais sèche … et froide."dit-il avec un large sourire alors qu'il regardait d'un œil la réserve de céréales dans un récipient en forme de pneu qui le transmettrait à l'instinct des coopératives.

Est-ce Sommes-nous prêts à vivre avec moins d'eau?

Dans la matinée, le vice-président de la FNSEA a quitté le siège du syndicat de l'agriculture de Paris où se tenait une conférence d'une semaine. À midi, après la pause de midi, il a revêtu ses vêtements de travail de son frère aîné, Laurent, avec lequel il dirige la ferme familiale de Roy-Boissy, dans l'Oise, au nord-ouest de Beauvais.

"Cette année, nous aurons terminé la récolte quatre jours avant celle de 2018. Cela ne semble pas, mais c'est bien quand nous nous souvenons que dans les années 2000, nous avions terminé à la mi-août, parfois même en septembre. Là, nous disons que quelque chose ne va pas.", dit Luc Smessaert.

Gros morceaux comme main

C'est ce que les scientifiques appellent le changement climatique. Dans la région, il est particulièrement marqué par le début de l'hiver, les précipitations ne sont pas rares, l'incidence accrue, notamment la sécheresse, et maintenant de l'eau chaude. La crise qui pèse, ici comme partout en France, est bien dans les champs.

Est-ce Que font les policiers … de l'eau?

Le système de floraison multi-espèces pratiqué par les frères Smosaert sur leurs 240 hectares de terre – 190 dans diverses cultures, des résidus dans leurs 100 lacs et une vingtaine de Charolaise – peut mieux résister que dans une culture d'extinction. Mais ne pas être sauvé.

"Sur les 80 hectares de blé récoltés, la sécheresse et la vague de chaleur entraîneront une légère perte de rendement durable. Par contre, dans la récolte d'automne, l'impact peut être plus important."inquiet Sm Smert.

À 20 hectares de canne à sucre, les feuilles des plantes restent sous terre, coupées par le manque d’eau qui empêche la croissance des bulbes. En outre, 30 hectares de terres cultivées en maïs sont divisés par plusieurs élévations.

"Sans parler des feuilles et des tapis gras, il était donc important de découvrir dans un entrepôt d'hiver les animaux dont la production laitière souffre également de chaleur. De mémoire, nous ne l'avons pas vu depuis la grande sécheresse de 1976. Une des rares fois où j'ai vu mon père pleurer"il laisse aller.

L'irrigation, un sujet tabou

La solution? "Évidemment, ce sera l’arrosage. Surtout dans la région, il n’ya pas de pénurie d’eau, poursuit Luc Smessaert. Mais cela nécessite des investissements considérables et, surtout, l’élimination des blocages français communs.

Alors que l'Espagne stocke environ 20% de l'eau de pluie qu'il pleut en hiver pour être réutilisée pendant la saison chaude, la France n'excède pas 4%. Et engager des poursuites dans la région reste un sujet controversé, voire tabou, d’irrigation, dans les débats nationaux et dans une agriculture difficile considérée comme une rébellion.

Les arbres aussi meurent de soif

"Au cours de l'été 2019, nous avons jeté les bases de l'eau où la FNSEA a abordé le sujet, mais sur le terrain, nous n'avons pas progressé", dit Luc Smessaert. Celui-ci veut toujours rester optimiste: "Il sera peut-être nécessaire de traverser ces zones critiques pour enfin comprendre que l'eau est devenue un problème majeur. Sans cela, non seulement l'agriculture est maudite, mais aussi nos districts." À moins que la prochaine pluie efface la mémoire. Jusqu'à l'été prochain.

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